Pour la 21e fois de son histoire, le Casino Barcelona en Espagne accueillait une étape de l’European Poker Tour par PokerStars. Retour sur les performances tricolores marquantes du festival.
C’est en Catalogne que l’histoire de l’EPT a commencé en 2004. Depuis, Barcelone a accueilli le festival chaque saison, avec succès. Et cette année 2026 n’a pas dérogé à la règle. 79 tournois disputés avec des fields massifs sur les tournois principaux, des highstakes et des nouveaux formats.
En ouverture, le PokerStars Open à 1 650€ a donné le ton en réunissant 4 333 entrants pour un prizepool de 6 239 520€, 648 places payées, un mincash de 2 520€ et 731 000€ au vainqueur. Ingénieur en cybersécurité et adepte du poker en ligne, le Français Grégoire Jarry y réalisait sa première performance majeure en live en prenant la 7e place pour 114 290€ alors que c’est l’Américain Jason Wheeler qui était sacré.

Pendant ce temps-là, le nouveau format In The Money à 180 000 était testé sur des buy-in à 550€ et 2 200€ : une fois la barre des 180 000 jetons atteinte, le joueur entre dans l’argent et est qualifié pour le Jour final de l’épreuve. Pour la première édition, le NL Hold’em In the Money à 180 000 à 550€ a enregistré une affluence de 572 entrants. C’est le Français Sacha Cohen qui s’est imposé pour un gain de 52 000€, signant la première victoire tricolore du festival.
Doublé tricolore sur le PSO High Roller
Vainqueur en titre du Main Event EPT, le Français Thomas Eychenne faisait parler de lui peu de temps après dans le PokerStars Open High Roller à 2 700€ (1 551 entrants). L’épreuve connaissait un dénouement exceptionnel pour le clan tricolore avec un doublé. Thomas Eychenne décrochait un nouveau titre PokerStars assorti de 589 395€ en devançant son compatriote Virgile Turchi (runner-up, 371 000€). Déjà runner-up du FPS Monte-Carlo en 2024, Turchi signait néanmoins sa performance la plus lucrative à ce jour : « C’est énormément d’argent donc je suis content, même si on n’est jamais totalement satisfait de ne pas gagner, expliquait-il. Mais vu le scénario et la personne contre qui j’étais, je suis quand même ravi et heureux pour Thomas. »

« Tout s’est passé comme dans un rêve, c’était presque scrypté ! déclarait de son côté Thomas Eychenne. Je n’ai pas trop de mots, en terme d’émotions, cela m’avait manqué. Je n’ai connu ça qu’une fois, c’était l’an passé, c’était ma première victoire en live et là je revis des émotions assez semblables. Il faut avoir beaucoup de chance, évidemment il y a aussi du talent, mais il faut juste se présenter, faire du volume et tôt ou tard, j’imagine que ça finit par payer. Parfois, on traverse des périodes longues et douloureuses, ça a été le cas cette dernière année mais j’ai fait ce qu’il fallait pour surmonter cela et je suis revenu plus fort. »

En parallèle, le Main Event EPT à 5 300€ affichait un score de 1 823 entrants pour un prizepool de 8 841 550€, 271 places payées et un mincash de 8 600€. La France n’était que la deuxième Nation la plus représentée (141 joueurs uniques) derrière l’Italie (149). Une hiérarchie respectée au moment de faire les comptes : quelques mois après son incroyable parcours dans le Main Event WSOP, Romain Lewis terminait 22e pour 40 050€ et son ami Arnaud Enselme 14e pour 67 800€. Et c’est l’Italien Manuel Ferrari, lauréat du PSO Malaga 2025, qui devenait vainqueur EPT devant un rail déchaîné, pour 1 002 488€ après un deal à 3 avec le Néerlandais Lukas van Eeden (runner-up, 927 420€) et l’Espagnol José Luis Criado (3e, 910 642€).

Enfin, la belle rentrée française s’achevait par la place en finale d’un des fers de lance de la communauté, Alexandre Reard se hissant à la 6e place pour 165 400€ de l’EPT High Roller à 10 300€ (429 entrants) en clôture du festival.
Prochain rendez-vous avec l’European Poker Tour, du 2 au 13 décembre à Prague en République Tchèque, après le PokerStars Open Aix-en-Provence du 1er au 8 novembre.
Crédits Photos PokerStars
